by TIMONE ESSAI CLINIQUE for Ventoux contre Cancer
Essai clinique randomisé pour enfants atteints de tumeur disséminée du rein : à la quête de chimiothérapie plus efficace et entrainant moins de séquelles au long terme.
Le néphroblastome est la tumeur rénale la plus fréquente de l'enfant, chez qui elle représente ± 6% de toutes les tumeurs malignes. A son diagnostic, au moins 15% des patients ont des métastases visibles (= propagation de la maladie ailleurs dans le corps, souvent les poumons).
Le traitement comprend une chimiothérapie avant l’intervention, une intervention par néphrectomie (qui enlève la tumeur et le rein)) suivie d’une chimiothérapie ± radiothérapie. La chimiothérapie avant l’intervention des néphroblastomes métastatiques comprend actuellement une triple chimiothérapie par vincristine, actinomycine-D et doxorubicine (VAD). La survie à long terme de ces patients est de 82% ce qui n’est pas satisfaisant. Cependant, trois questions se posent. L’administration de doxorubicine éventuellement combinée à une radiothérapie peut induire des séquelles cardiaques et pulmonaires (17% d'insuffisance cardiaque), et l'actinomycine-D a une toxicité potentielle et grave au niveau du foie. L’efficacité du carboplatine et de l’étoposide est reconnue depuis longtemps, en traitement de deuxième ligne ou pour les néphroblastomes dont l’histologie est associée à un risque élevé. Ils sont combinés à la vincristine (VCE) dans une chimiothérapie employée pour d’autres tumeurs malignes de l’enfant. Le remplacement de l'actinomycine-D et de la doxorubicine devrait réduire le risque de séquelles à long terme. En outre, VCE pourrait guérir plus d’enfants et limiter les indications de radiothérapie pulmonaire, réduisant ainsi les effets secondaires liée à celle-ci.
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