En 2022, une chute à vélo m'a fracturé plusieurs vertèbres, des cervicales. Résultat : tétraplégique, en pleine année scolaire. Du jour au lendemain, tout s'est arrêté. Il y a eu l'hôpital, puis des mois en centre de rééducation à réapprendre ce que mon corps faisait tout seul avant. Là-bas, personne ne parle de marathon. On parle de tenir assis, de se mettre debout, de faire quelques pas dans un couloir. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune séquelle et je n'ai jamais été aussi en forme. Je mesure la chance que j'ai, parce que j'ai vu à côté de moi des gens qui n'ont pas eu la même. Je cours parce qu'il y a quelques années, 42 km m'auraient paru aussi irréalistes que de traverser ma chambre. Je veux que ceux qui sont aujourd'hui là où j'étais puissent voir que le chemin existe. Courir pour et COMME LES AUTRES, c'est ma façon de rendre un peu de ce qu'on m'a donné, et d'aider à ce que d'autres soient accompagnés aussi bien que je l'ai été. Rendez-vous sur la ligne d'arrivée.