Courir mon premier marathon était un objectif assez personnel : se préparer pendant des mois, courir 5, 10, 20 km tous les deux ou trois jours, sentir les jambes brûler et le cœur tambouriner pour cinq minutes d’effort en plus… puis rentrer apaisé, le corps et l’esprit réconfortés pour la journée entière. Le sentiment d’avoir tenu, cette fois-ci, un peu plus longtemps nous envahit, et rien que pour ça, la journée est réussie. Finalement, franchir la ligne après 42,195 km se fait avec des larmes, un sourire, voire les deux. Parce que ça y est : ces sorties et ces kilomètres n’étaient pas vains. Pourtant, une fois les larmes de joie passées, j’ai ressenti comme un vide. J’avais couru pour moi, et j’en étais fier, très fier ! Mais n’y avait-il pas un moyen de partager cette aventure avec mes proches autrement qu’à travers des photos de médailles et de paysages ? Autrement que par des chiffres d’allure au kilomètre, des distances hebdomadaires ? Autrement que par des anecdotes racontées autour d’un verre ? Surtout, n’y avait-il pas un moyen de mettre cet effort, cette énergie et cette discipline au service de quelque chose qui me dépasse ? N’y avait-il pas un moyen de faire de cette force que me donnent ma jeunesse et ma motivation autre chose qu’un accomplissement personnel, et de la tourner vers une cause qui puisse bénéficier à d’autres ? C'est le sens que je veux donner à ce marathon : qu'il ne raconte plus seulement un défi personnel, mais un engagement collectif autour d'une cause qui me tient à coeur. J’ai choisi de soutenir l’Institut du Cerveau , qui rassemble chercheurs, médecins et patients avec une ambition aussi simple à formuler qu’immense à accomplir : mieux comprendre notre cerveau pour mieux le soigner. Alzheimer, Parkinson, AVC, épilepsie, sclérose en plaques, maladie de Charcot, tumeurs cérébrales… Derrière ces noms, nous sommes nombreux à reconnaître une histoire. Celle d’un proche, d'un ami, d'un parent, d’un grand-parent dont la vie, parfois du jour au lendemain, a été bouleversée par la maladie. Mais ces maladies que nous connaissons tous de nom ne racontent qu’une partie de l’histoire. Il en existe beaucoup d’autres, plus rares, dont on parle peu et que la science elle-même cherche encore à comprendre. Des maladies pour lesquelles chaque découverte compte justement parce qu’il reste tant à soigner. Merci à l’Institut du Cerveau , pour lequel je suis fier de courir ! Chaque don, quel qu’en soit le montant, donnera un peu plus de sens à ces 42,195 km. Et si vous ne pouvez participer financièrement, partager cette collecte autour de vous est déjà une belle manière de prendre part au projet. 🫶 À force de vous parler de mes marathons, il fallait bien qu’un jour je vous embarque avec moi ! Rendez-vous sur la ligne d'arrivée, ensemble, avec des larmes de joie 🏃 Arnaud DOS REIS PÉROT