Il y a 4 ans, j’ai été diagnostiquée d’un cancer de la thyroïde. J’avais 28 ans et ma vie a basculé. Entre autres promesses qu’on se fait à soi-même dans ces moments là, je me suis promis de courir un marathon pour la ligue contre le cancer avant mes 35 ans, si j’étais encore là. Aujourd’hui, j’en ai 32. Je sais que la vie est précieuse, que notre temps est compté, et j’ai décidé que ce serait à moi de décider ce que j’en ferai. Et courir le marathon pour la ligue en fait partie. Si c’est si important pour moi, c’est parce que d’autres avant moi ont donné et ont permis aux chercheurs de trouver mon traitement. J’aimerais simplement faire partie de cette chaîne humaine à mon tour, autrement qu’en étant malade. Sans la ligue et les associations aux malades, la recherche n’avancerait pas aussi vite. J’ai eu de la chance, mais d’autres n’en ont pas eu et j’aimerais que d’autres malades puissent demain avoir les mêmes chances que moi de vivre et de se promettre à l’avenir d’aussi belles choses que de courir un marathon.