Je suis Marie, victime d’un AVC à l’âge de 16 ans, et je peux vous le dire, le plus dur n’est pas l’accident en lui-même mais l’après, à la sortie du centre de rééducation.
« Reprendre vie après un accident est un combat. Je veux que tous les jeunes qui vivent ce moment-là ne soient plus seuls. »
Mon histoire
Je m’appelle Marie Roussin, j’ai 25 ans et je vis aujourd’hui à Toulouse.
En 2016, ma vie a été bouleversée par un AVC, un orage dans un beau ciel d’été, qui m’a rendu hémiplégique et m’a conduit à vivre une longue période de rééducation.
Après des mois en centre de rééducation, j’ai dû affronter une réalité souvent ignorée : la sortie de la "bulle protectrice" que constitue le centre de rééducation. Lorsque cette bulle protectrice éclate, on se retrouve seul face à une autonomie fragilisée, à l’isolement et à l’incertitude. Cette expérience m’a profondément marquée et m’a fait réaliser qu’il n’existe aucun véritable relais pour aider les jeunes à franchir cette étape cruciale.
Mon parcours de reconstruction m'a permis de découvrir à la fois les ressources nécessaires pour avancer, le sport, la famille, les professionnels de santé mais aussi les manques criants dans l’accompagnement des jeunes qui, comme moi, doivent reconstruire leur autonomie et leur identité dans un contexte où tout bascule.
Aujourd’hui, mon objectif est clair : unir mon histoire personnelle, mon engagement auprès de Siel Bleu et le projet Solésien pour offrir à des jeunes un tremplin qu’ils n’ont pas toujours la chance d’avoir.
Je crois profondément que le collectif et le sport peuvent être des moteurs puissants de réadaptation.
Le séjour Solésien incarne cette conviction : créer un cadre où l’on apprend à redevenir acteur de sa vie, où l’on transforme une épreuve en force, et où l’on construit ensemble un avenir plus autonome.
Mon projet : un séjour de transition pour jeunes accidentés
Organiser un séjour de cinq jours pour des jeunes adultes (18‑30 ans) devenus handicapés moteurs à la suite d’un accident (accident de la route, de sport, AVC, brûlures, amputation…) pour créer un pont entre le centre de rééducation et la vie réelle, un sas où l’on apprend à se réapproprier son corps, à retrouver confiance en soi et à recréer du lien social.
Pendant ce séjour, dix participants seront accueillis dans un lieu proche de la nature. Entourés d’une équipe pluridisciplinaire (enseignant en Activité Physique Adaptée, diététicienne, psychologue, ergothérapeute, sophrologue, ergonome et intervenants inspirants), ils pourront :
Objectif de la collecte
Pourquoi une cagnotte ? Parce que ce type de séjour n’est pas financé par le système de santé. Son coût est de 2.200 € par personne. Vos dons serviront à financer l’hébergement accessible, les repas adaptés, le matériel spécifique, le transport des participants, ainsi que la présence des professionnels qui les accompagneront. Chaque euro récolté contribuera à offrir à ces jeunes un moment charnière pour leur avenir.
En faisant un don, vous permettez à des jeunes qui sortent de rééducation de ne pas se sentir seuls. Vous les aidez à retrouver leur autonomie et à écrire un nouveau chapitre de leur vie avec dignité et confiance. Sans aide financière, rien n'est possible. Si vous ne pouvez pas participer à cette cagnotte, partagez-là : chaque geste compte.
Ensemble, faisons en sorte que leur accident ne soit pas une fin, mais le début d’une nouvelle force.
Merci du fond du cœur pour votre soutien.